Dans cette nouvelle vidéo je vous propose le calcul des réactions d’appui dans un portique isostatique, par statique graphique.
L’avantage de la statique graphique est que l’on peut « voir » l’intensité et la direction des réactions d’appui.
Deux cas sont proposés avec les mêmes forces appliquées mais en des points différents. La statique graphique aide à visualiser l’évolution des réactions d’appui entre chaque cas.
Le logarithme décimal est défini dans certains ouvrages par loga(x) = ln(x) / ln(a). Dit comme ça, ce n’est pas forcément très parlant !
Dans un ouvrage de 1967 j’ai trouvé une façon intéressante d’aborder le logarithme décimal :
Dit comme ça, on comprend la « construction » du logarithme : la fonction telle que log(10x)=x.
Mais on comprend aussi mieux une des utilisations de cette fonction : ramener sur un même graphe des valeurs se promenant sur plusieurs ordres de grandeurs.
Exemple. Si on trace le jeu de données ci-dessous les premiers point sont « écrasés » sur l’axe des ordonnées.
En traçant en abscisse log(x) et non x, les données deviennent bien plus lisibles.
En général on placera une échelle logarithmique comme ci-dessous.
On comprend aussi aisément les propriétés usuelles du logarithme :
Références
« Algèbre ». R. Cluzel H. Court. Librairie Delagrave. 1967
Quand on réalise une étude bibliographique, il faut toujours essayer de remonter à l’origine des notions, des idées, des concepts, et aller « le plus en arrière possible » dans le temps.
Non la standardisation n’est pas apparue avec le Lean….. On retrouve des standardisations de matériaux et d’organisation de la production très loin dans l’Histoire, notamment chez les Babyloniens (Martin Sauvage 1998).
Concernant les méthodes Agile, selon Véronique Messager Rota on peut dater leur création au début des années 2000 aux États-Unis. Le taux important d’échec des projets de développement logiciel a amené des experts à définir de nouveaux principes : c’est le Manifeste pour le développement logiciel agile.
En fouillant dans des archives j’ai trouvé les schémas de statique graphique d’une vieille dame bien connue.
C’est à Mr Bartholdi, auteur du Lion de Belfort, que l’on doit la conception de la statue mais c’est à Mr Eiffel qu’a été affectée « la tâche difficile de calculer le squelette en fer de cette œuvre gigantesque. »
Les efforts agissant sur la statue et considérés pour le calcul sont son poids propre et le vent.
Le vent est une charge répartie sur toute la statue. Il semble qu’Eiffel ait discrétisé cette charge en 21 segments (pour la discrétisation d’une charge répartie, voir fiche statique graphique-2).
Bibliothèque nationale de FranceBibliothèque nationale de France
Le polygone des forces obtenu est tourné dans un sens différent des polygones obtenus sur des poutres puisqu’il considère les efforts horizontaux dus au vent et non des efforts verticaux. En tournant l’image, on retrouve le polygone des forces tel que présenté pour des poutres.
Je pense que sur le polygone des forces il manque beaucoup de traits allant du bout des vecteurs forces au centre polaire et permettant de passer du polygone des forces à la courbe des moments fléchissants (polygone funiculaire). Eiffel ne nous donnera pas tous les détails de son calcul !
Référence : « La statue de la liberté éclairant le monde ». Talansier, Charles « Le Génie civil » (Paris). 1883. Bibliothèque nationale de France