Petite image sympa avant de partir en congés : l’influence d’une barre diagonale sur un cadre en spaghetti !
Sur la photo de gauche, on voit que les points de colle aux appuis laissent le spaghetti avoir un peu de rotation (si aux appuis la colle ne bloquait pas du tout la rotation, le système aurait un mouvement de solide rigide….). Ci-dessous on a renforcé la liaison aux appuis, on voit aussi l’importance sur la déformée.
Après le pont à haubans de cet été avec du fil et du carton, j’expérimente les treillis en spaghetti !
Si l’on prend deux spaghettis, qu’on en fait un petit pont de longueur 19,2 cm, et qu’on applique un poids au milieu, le poids maximal n’est pas fameux : 100g…..
De plus la raideur en flexion est très faible.
Alors comment renforcer cette poutre ?
Avec un treillis de spaghettis ! Dans certains cas on parle aussi de ferme.
Essai 1
Côté raideur, le treillis renforce les deux spaghettis de façon spectaculaire.
Côté résistance, on a multiplié la masse par 4, mais on a multiplié la résistance par 10.
Poutre 2 spaghettis
Ferme
Masse structure (g)
2
8
Charge maximale (kg)
0,100
1,002
Essai 2
Une structure moins résistante mais deux fois moins lourde, avec les deux barres diagonales fonctionnant en compression et la barre verticale en traction.
La résistance ramenée à 1g de spaghetti est globalement la même que pour l’essai 1.
La statique graphique est une méthode de résolution par le dessin des problèmes de statique d’un système matériel. Dans cet article, on propose d’illustrer l’oubli progressif de cette méthode lors du XXe siècle et le regain d’intérêt qu’elle connait aujourd’hui grâce à son intégration dans les outils numériques. Dans un premier temps, un historique de la statique graphique est proposé. Les fondations de cette discipline sont érigées à partir du XVIe siècle et ses développements atteignent leur apogée à la fin du XIXe. Dans un second temps, on verra que la statique graphique s’estompe tout le long du XXe siècle, au profit des méthodes analytiques et numériques, avant de redevenir un axe de recherche innovant pour le calcul des structures 3D, les matériaux cellulaires, les pièces imprimées et même le béton armé, grâce la représentation mathématique et numérique de ses fondements théoriques.